a-table-avec-franz-olivier-giesbert-journaliste

A table avec Franz-Olivier Giesbert, journaliste

22 sept. 2020 • 3 mins

Un rendez-vous épicurien au Domaine Les Crayères (Reims), véritable moment intime et convivial, où Franz-Olivier Giesbert, éditorialiste, biographe et journaliste TV, livre ses petits secrets et ses premières émotions autour du champagne à Gérard Lemarié, philosophe rémois, pour Grappers.

Végétarien à géométrie variable, journaliste piquant à souhait, homme de télévision et écrivain, F.O.G. nous livre quelques-uns de ses secrets de son étroite et ancienne relation avec le champagne. Le Champagne Laurent-Perrier Grand-Siècle accompagne son déjeuner d’un plat de petits légumes de saison, et de la goutte craquante de fromage blanc, fraîcheur de citron au poivre.

Quelle est la grande émotion que vous avez pu ressentir avec le champagne ?

F.O.G. : Une émotion qui m’est venue très jeune, vers l’âge de 10 ans. Mes parents, recevant souvent à la maison, servaient du champagne dont, en cachette, je terminais les verres. J’ai tout de suite adoré le champagne, et ma vie de "bon buveur" de qualité a commencé avec du champagne pour lequel j’ai été éduqué ensuite par Richard Geoffroy (ndlr : Chef de caves Dom Pérignon). Lorsque je tombais amoureux également, il avait la particularité de me rendre très heureux, voire euphorique. Je me souviens également d’un moment en 1982, lors d’une interview avec Charles Hernu, Ministre de la Défense, me dire alors que je souffrais d’une atroce migraine, « C’est ridicule, bois du champagne ».

...

Avec qui auriez-vous aimé partager celui-ci ?

F.O.G. : Le champagne est toujours associé à un moment de partage, et généralement avec la famille et les enfants. Mais j’aurais aimé également partager cette cuvée avec l’écrivain et académicien Julien Green pour qui le « moment champagne » était une institution tous les jours vers 17 h. Il était par ailleurs très exigeant sur la qualité de celui-ci. Ce champagne est une explosion dans la bouche, les saveurs ne viennent pas toutes ensemble. Contrairement au vin où il y a plus d’unité, elles sont sophistiquées et multiples. Le Champagne, il ne faut pas forcément en boire beaucoup mais du très bon. Il est par ailleurs difficile de dire que l'on n'aime pas le Champagne !

...

Convivialité de mise, quelle aurait été la table idéale pour partager ce moment ?

F.O.G. : Pour la conversation, la vanne, et surtout l’écouter balancer sur tout le monde, Winston Churchill. Également, j’aurais convié George Sand pour qui je voue une certaine passion, pour la femme qu’elle était et qui s’est faite aimer de tant d’hommes exceptionnels. Et enfin, Jean d’Ormesson car il était champagne à lui tout seul !

...

Si vous aviez à donner un nom à une cuvée ?

F.O.G. : Amour et Joie de Vivre. Mais un seul mot ne suffirait pas ! Partage, Bienveillance, Communion, Humilité. À l’instar des pensées Spinozistes, il nous met en harmonie avec le monde.