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Champagne : l'invité d'honneur des grands auteurs

30 nov. 2020 • 3 mins

Robe dorée, bulles scintillantes et ouverture explosive, le champagne embellit une rime et fait pétiller les récits d’un roman ! Maupassant, Colette, Houellebecq ou Hemingway : ce vin a toujours été le chouchou des grands écrivains.

Le précieux champagne se cache dans nos bibliothèques. Contemporain ou actuel, l’écrivain ne manque pas de nous servir une coupe entre deux chapitres.

Compagnon de fête

Dans un roman, le champagne est quasiment un personnage à part entière. Il est un compagnon de repas qui met de l’ambiance.

La pétillante Amélie Nothomb l’invite dans Barbe bleue, où le mousseux répond présent à chaque repas partagé entre les personnages principaux, qui trinquent en l'honneur de la même cause : la couleur or.

Que serait une célébration sans notre cher ami ? Quand les protagonistes fêtent leurs réussites, le champagne est bien sûr au rendez-vous. Albert Cohen ne manque pas de s’en souvenir : dans Belle du seigneur, Adrien Deume se réjouit de sa promotion comme cadre A : « Embrassades ! Pleurs de mamie ! Champagne ! »

C’est une évidence que le grand vin apparaisse dans le best-seller Ensemble c’est tout de l’étincelante Anna Gavalda, lorsque ses personnages principaux fêtent le nouvel an : « le chef leur souhaita une bonne année et vint leur servir à tous une coupe de champagne ». Vin des rois, oui ! Mais roi de nos soirées aussi !

Complice du crime parfait

Le champagne est l’ami qui met à l’aise. Il aide à avouer les secrets du passé, comme dans les confessions vespérales des personnages de Rêves et cauchemars du grand Stephen King.

Ses bulles succombent après avoir été mijotées dans une bouteille qui paraissait plutôt calme avant l’ouverture… Un peu comme un crime parfait. Le Champagne est un complice apprécié. La captivante Agatha Christie dans Meurtre au champagne le met au centre d’un plan diabolique, où le champagne dissimule de l’arsenic dans sa belle robe…

Dans Le bouchon de cristal de Maurice Leblanc, notre intrépide Arsène Lupin démasque un malfaiteur qui exerce du chantage sur une femme et tente de faciliter ses fourberies avec l’aide du cachotier mousseux : « Voyons... qu’est-ce qu’elle préfère ? Le champagne doux ? Le champagne sec ? L’extra-dry ? » Malheureusement, il poussa le bouchon un peu trop loin…

Muse de l’amour du désir

Vin de l’amour, il est un séducteur hors pair et le must-have pour un date parfait, ce que les écrivains ont bien compris. Le champagne est un cupidon : il amuse les mariés, rabiboche les couples et il attire les amants.

« On se laisse griser.

La sève est du champagne et vous monte à la tête...

On divague; on se sent aux lèvres un baiser

Qui palpite, là, comme une petite bête... »

Amour et champagne, Arthur Rimbaud sait que l’on n’est pas sérieux quand on a 17 ans …

Le mousseux est un vin poétique et sulfureux, du Mondain de Voltaire au roman Gatsby le magnifique de Fitzgerald : « Des Hommes et des femmes allaient et venaient comme des papillons de nuit, environnés de chuchotements, de champagne et d’étoiles ». D’ailleurs, Léonardo Di Caprio ne manquera pas de se montrer plusieurs fois une coupe à la main au cinéma.

Véritable muse des écrivains, il apporte du pep’s aux intrigues, et incarne un hôte désiré. Katherine Pancol le cite trente fois dans La valse lente des tortues ! Ce mot enivrant attirera pour toujours, et laissons conclure l’auteur de L’île aux trésors, Stevenson R.L, « Le champagne, c’est un peu de poésie en bouteille ».

Le phénomène d’admiration pour ce vin perdure à travers les siècles, et jamais ne vieillit. Semblables à ses bulles, aussi immortelles qu’éphémères, il remonte toujours à la surface d’un livre, ici et là !

Article rédigé dans le cadre d’un projet pédagogique du Diplôme universitaire Journalisme du vin de l’Institut Georges Chappaz - Université de Reims