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Comment bien choisir son Champagne ?

4 févr. 2021 • 4 mins

Le champagne offre une palette d’arômes et une mosaïque de saveurs infinies. Tantôt puissant, tantôt léger, parfois tendre ou encore vivifiant, floral ou épicé… On peut s’en délecter en toutes occasions, au petit déjeuner après une nuit blanche, le soir à la belle étoile, pour déclarer sa flamme ou déclamer son amour sous un balcon, fêter un anniversaire…

Devant tant de possibles, choisir son champagne devient une gageure, mais c’est sans compter sur Grappers, chers Champagne Lovers. On vous explique donc comment bien choisir votre Champagne !

Notre premier conseil est : déguster, déguster et encore déguster.

La meilleure solution est d’aller faire une virée sur site, dans les caves. Vos hôtes sauront parfaitement vous guider. Les salons sont aussi une bonne occasion de faire des découvertes. Une autre solution est de prendre conseil auprès de son caviste.

Et en complément de ces premières pistes, il faut ABSLUMENT avoir sous la main la cuvée tout terrain, que vous pourrez dégainer pour une occasion à l’improviste. Prenez de préférence une cuvée Brut Sans Année (BSA pour les intimes) à base de cépage rouge majoritaire (pinot meunier et pinot noir) pour la rondeur et le fruité.

Cette cuvée conviendra également à un vin d’honneur ou une grande fête. L’idée est de trouver une cuvée consensuelle qui plaira au plus grand nombre. Elle permet aussi d’aller sur tout un repas, comme lors d’un pique-nique par exemple.

Les moments pep's

Croque la vie l’ami, avec une cuvée pour l’apéro qui aiguisera l’appétit ou pour tenir tête aux étoiles aussi. Cette cuvée, de préférence en multi-millésimes, sera peu dosée (peu sucrée) et revigorante comme un zéro dosage, dit également brut nature. Cette même cuvée aime les fruits de mer et s’amourache des cuisines très légères (ceviche, carpaccio…)

Les moments savoureux

A table pour un accord avec une dinde, une viande rouge ? Là, il faut du lourd avec en face une cuvée millésimée un peu âgée par exemple.

Et alors ? Vigneron, Cave coopérative ou Maison ?

Le vigneron va garantir une relation personnelle avec ses vignes, la cave coopérative un prix et une régularité, une Maison un travail sur la régularité aussi mais bien souvent un style, une marque et un prestige à défendre.

Plus la structure est petite, moins il y aura de volume pour les assemblages et il sera donc plus difficile d’imprimer un style, de lisser un millésime un peu moins qualitatif… mais plus il y a aura de recherche sur le cousu main, le parcellaire, le bio etc.

Bio, biodynamie, HVE…

Les soins apportés aux vignes sont bien souvent également apportés en cave. Il serait donc peut-être intéressant de favoriser les démarches environnementales ? Même les grandes maisons s’y mettent.

Sans distinction, premier ou grand cru ?

En fait, c’est simple : plus le terroir est qualitatif, plus le vin aura de la profondeur. Profondeur ne veut pas dire lourdeur. Sur un grand terroir on peut faire un vin délicat, floral, subtil, vivifiant mais il aura toujours cette dimension supplémentaire de profondeur et même de mâche.

Le prix ?

Si le prix est « bradé » vous pouvez être assuré que votre plaisir le sera aussi. Certains petits vignerons, qui ont un foncier et des frais de commercialisations faibles, vont pouvoir proposer des cuvées à partir de 16/17 € mais ATTENTION, il faut sacrément trier dans la masse. Dès que le travail est sérieux, un rien éco-responsable, on s’approche à minima des 20/25 €. Les caves coop ne sont pas à négliger pour les rapports prix-plaisir attrayants. Quant aux grandes Maisons, elles ont une réputation à tenir et ne peuvent pas se permettre de ternir leur image avec des cuvées de mauvais genre.

Mais encore pour bien choisir ?

Le rapport aux divins des vins c’est comme une histoire d’amour, si vous aimez foncez !