deutz-la-force-tranquille

Deutz, la force tranquille

16 sept. 2020 • 3 mins

La grande source d’inspiration, ce sont les lieux. Il y a chez Deutz un esprit des lieux qui nous imprègne, nous inspire et nous guide dans notre démarche ». Fabrice Rosset possède cette assurance qui sied au PDG d’une grande Maison, aussi à l’aise dans son kimono de karateka – sport qu’il a pratiqué à un haut niveau – qu’à la tête du conseil d’administration de l’entreprise qu’il dirige depuis maintenant vingt ans.

Ancrée dans le paysage champenois depuis 1838, Deutz peut s’enorgueillir d’une réputation flatteuse auprès des amateurs de fines bulles. Une renommée qui semble se transmettre de bouche à oreille tant la Maison reste discrète dans son affichage comme dans sa communication. En vingt ans, elle a pourtant quadruplé ses ventes, passant de 576 000 bouteilles en 1996 à 2 200 000 flacons en 2016, tout en renforçant, dans le même temps, son image de marque. « La discrétion de notre Maison la rend quelque peu intrigante, sourit Fabrice Rosset. Elle éveille la curiosité et le désir de la découvrir ». Ses bons résultats lui valent d’avoir les mains libres par rapport à son actionnaire, la Maison Louis Roederer, qui a pris le contrôle de Deutz en 1993. « Quand Jean-Claude Rouzaud m’a proposé de prendre la direction, je lui ai répondu : Si vous me passez les clés de la Maison avec une autonomie totale, ça m’intéresse. Il y avait là un côté “je vais leur montrer“ très amusant, confie-t-il, mi hâbleur, mi pince-sans-rire. Mais il me connaissait, je suis plus missionnaire que mercenaire ! »

La suite de cet article est réservée aux membres Grappers.
Créez un compte gratuitement et rejoignez la communauté dès maintenant.
S'inscrire par email S'inscrire avec Facebook
Vous avez déjà un compte ? Je me connecte